Mise à jour : 26 novembre 2009
samedi 1er août 2009 - INFORMER SANS DRAMATISER !
En réponse à quelques questions sur le site... :
- les réunions, cours, compétitions, stages et entraînements risquent-t-ils d'être compromis ?
- doit-on d'ores et déjà prendre des mesures et prévoir l'arrêt des activités sportives ?
Soyons clair. Le Ministère de la santé, interrogé le vendredi 31 juillet, nous indiquent que :
"A ce jour" et au stade actuel de la pandémie (niveau 5A sur les 6 niveaux prévus) aucune mesure particulière n'est à appliquer, si ce n'est de poursuivre "le devoir d'informations et de précaution". Ainsi, en ce qui concerne les réunions sportives, compétitions, stages, cours et entraînement, les seules recommandations sont celles déjà diffusées par voie de presse et sur le site "Info pandémie grippale" (voir ci-dessous).
En résumé : il faut s'informer, être vigilant, être propre (donc ne pas cracher à terre, ne pas jeter un mouchoir à terre,...), se laver les mains souvent, ne pas se présenter à un cours si on est malade, si on ne se sent pas bien, si on a de la température, des nausées, si on a été en contact avec un porteur déclaré, et prévenir son médecin personnel en cas de doute.
Notons que la majorité de ces recommandations s'appliquent déjà hors le cas de pandémie ! 
Précisons que, selon le Ministère, "à ce jour" et "à ce stade" il n'est pas possible de prévoir vraiment la rapidité de progression de la pandémie, ni d'estimer réellement ce que sera sa "vigueur", ni même de prévoir la date à laquelle notre pays pourrait passer du stade 5A (niveau actuel d'alerte) au stade 5B (niveau suivant - voir ci-dessous) puis / et / ou / éventuellement au stade 6 (dernier échelon : pandémie mondiale). Ainsi, à ce jour, aucun expert n'est capable d'affirmer si en france un "pic" épidémique caractérisé se produira dans les semaines à venir, en septembre, octobre, novembre... ni même si il se produira avec intensité !
A ce jour, nous n'en sommes qu'au stade de l'information, de la surveillance renforcée, des recommandations et des précautions (sans oublier, bien entendu, le dépistage et le traitement précoce des cas et la lutte contre l’infection dans tous les établissements de soins).
Si comme nous vous n’êtes pas expert en niveau d’alerte pandémique de l’OMS, voici à quoi ils correspondent :
•Niveau 1 : nouveau virus grippal est détecté. Aucun risque d’infection pour l’homme.
•Niveau 2 : virus circulant chez les animaux a provoqué des infections chez l’homme. Début d’une menace potentielle de pandémie.
•Niveau 3 : plusieurs cas de transmission à l’homme sont avérés, sans transmission interhumaine (l’OMS n’avait jamais dépassé ce stade)
•Niveau 4 : transmission interhumaine d’un virus grippal, capable de provoquer des « flambées à l’échelon communautaire », est confirmée.
•Niveau 5 : pandémie imminente, des foyers infectieux sont repérés dans au moins 2 pays
•Niveau 6 : pandémie mondiale.
(selon les pays, certains niveaux se décomposent en A et B)
Et en ce qui concerne le niveau français 5B du "plan national de prévention et de lutte - Pandémie grippale", voici -entre autres mesures- un extrait des "mesures barrières" où sont évoquées les activités sportives :
Retenons que si le "plan national de prévention et de lutte - Pandémie grippale" prévoit nombre d'échelons, recommandations et directives, il faut le considérer justement, c'est à dire comme un outil à la disposition des autorités sanitaires. Ainsi, si nous devions passer prochainement au stade 5B (voir ci-dessus), les autorités "piocheront" dans ce plan les mesures à mettre en oeuvre, sans pour autant systématiser l'application de toutes les directives.
Comment serions-nous prévenus si nous devions prendre des mesures particulières ?
En plus des communiqués de presse, le Ministère de la santé et l'Institut de Veille Sanitaire disposent de relais très réactifs dans tous les départements : les préfectures et les DDASS (Directions des Affaires Sanitaires et Sociales). Ce sont ces deux "maillons" départementaux qui préviendront sans délai les autorités locales, et tous les présidents d'associations seront donc informés.
Répétons-le : à ce jour, aucune alerte supplémentaire n'est programmée ; à ce jour, nous ne sommes qu'au stade de l'information, de la surveillance renforcée, des recommandations et des précautions (sans oublier, bien entendu, le dépistage et le traitement précoce des cas et la lutte contre l’infection dans tous les établissements de soins).
Il n'y a donc pas lieu de s'inquiéter outre mesure ; si un enfant peut aller à l'école, il peut pratiquer le judo !
GRIPPE A/H1N1 en quelques questions/réponses...
La grippe A/H1N1 c'est quoi ? Comment se manifeste-t-elle ? Veuillez trouver ci-dessous un "copier-coller" des explications données par le Ministère de la Santé.
(Le virus, la transmission, les traitements / Date de mise en ligne : 26 mai 2009 > 18:00 - Dernière modification de cet article : 26 juin 2009 > 16:56)
Lien vers Institut de Veille Sanitaire : en fin de page...
Qu’appelle-t-on nouveau virus de la grippe A/H1N1 ?
La nouvelle grippe dite grippe A/H1N1 est une infection par un virus qui résulte de phénomènes de recombinaisons à partir de virus de porc, humain et aviaire, mais qui se transmet maintenant d’homme à homme.
Ce virus est différent du virus H1N1 de grippe saisonnière, virus d’origine humaine qui circule habituellement.
Comment se propage la nouvelle grippe A/H1N1 ?
Dans le cadre de l’épidémie actuelle, la transmission se fait de la même manière que celle d’une grippe saisonnière :
•par la voie aérienne, c’est-à-dire la dissémination dans l’air du virus par l’intermédiaire de la toux, de l’éternuement ou des postillons ;
•par le contact rapproché avec une personne infectée par un virus respiratoire (lorsqu’on l’embrasse ou qu’on lui serre la main) ;
•par le contact avec des objets touchés et donc contaminés par une personne malade (exemple : une poignée de porte).
Quels sont les symptômes de la nouvelle grippe A/H1N1 ?
Les symptômes de la nouvelle grippe A/H1N1 chez l’homme sont, dans la majeure partie des cas, les mêmes que ceux de la grippe saisonnière : fièvre supérieure à 38°, ou courbatures, ou grande fatigue notamment, et toux ou difficultés respiratoires.
Quelle est la période d’incubation de la nouvelle grippe A/H1N1 ?
La période d’incubation peut aller jusqu’à 7 jours.
Comment se protéger de la nouvelle grippe A/H1N1 ?
La transmission du virus se fait principalement par voie aérienne (par la toux, l’éternuement ou les postillons) mais peut également être manu portée (transmission par les mains et les objets touchés et donc contaminés).
Il faut donc :
•éviter tout contact avec une personne malade
•se laver régulièrement les mains avec du savon ou avec une solution hydroalcoolique (en vente en pharmacies et grandes surfaces).
•se couvrir la bouche et le nez avec un mouchoir en papier (que vous devez jeter dans une poubelle) lorsque vous toussez ou éternuez.
Existe-t-il des tests de diagnostic rapide pour identifier la maladie chez l’homme ?
L’Institut Pasteur a mis au point, le 5 mai 2009, un test permettant de détecter le nouveau virus A/H1N1 en une demi-journée.
Existe-t-il un traitement préventif efficace ?
Il n’y a pas de traitement préventif contre la nouvelle grippe A/H1N1. Cependant, des mesures d’hygiène (dits « gestes barrières ») sont recommandées afin de limiter les risques de contamination :
•éviter tout contact avec une personne malade,
•se laver régulièrement les mains (au savon et/ou avec une solution hydroalcoolique)
•se couvrir la bouche et le nez avec un mouchoir en papier (que vous devez jeter dans une poubelle) lorsque vous toussez ou éternuez.
Existe-t-il un traitement curatif efficace ?
Les médicaments antiviraux : l’oseltamivir (Tamiflu ®) et le zanamivir (Relenza ®), sont efficaces sur ce virus.
Ils sont prescrits après consultation et diagnostic réalisés par un médecin, dès l’apparition des premiers symptômes. Ils ne constituent en aucun cas un traitement préventif.
A ce jour, la France dispose d’un stock de 33 millions de traitements antiviraux, constitué dans le cadre du « Plan national de prévention et de lutte contre une pandémie grippale ».
Note : Une commande de 94 millions de doses de vaccins a été faite : Deux injections seraient nécessaires. Ainsi, le stock de vaccins devrait donc permettre de vacciner 47 millions de personnes. Les livraisons devant, par ailleurs, s'échelonner entre le mois d'octobre 2009 et le mois de janvier 2010 - voire le mois de mars ou avril 2010 selon les capacités de production des laboratoires.
Les antiviraux peuvent-ils être prescrits aux enfants ?
Il existe un traitement antiviral pour les enfants de plus de 1 an (antiviraux sous forme pédiatrique) qui peut être prescrit, en cas de besoin, par un professionnel de santé.
Les antiviraux peuvent-ils être prescrits aux enfants de moins de 1 an ?
L’agence européenne du médicament European Medicines Agency : a rendu, le 8 mai 2009, un avis favorable concernant l’utilisation de l’antiviral Tamiflu® (oseltamivir) pour le traitement des enfants de moins de 1 an en cas de pandémie déclarée de grippe H1N1.
Ces recommandations ne sont valables qu’en situation de pandémie déclarée par l’OMS, c’est-à-dire en phase 6 du plan (nous sommes actuellement en phase 5).
Les antiviraux peuvent-ils être prescrits aux femmes enceintes ?
L’agence européenne du médicament (European Medicines Agency) a rendu, le 8 mai 2009, un avis favorable concernant l’utilisation des antiviraux Tamiflu® (oseltamivir) et Relenza® (zanamivir) pour le traitement des femmes enceintes, en cas de pandémie déclarée de grippe H1N1.
Ces recommandations ne sont valables qu’en situation de pandémie déclarée par l’OMS, c’est-à-dire en phase 6 du plan (nous sommes actuellement en phase 5).
Existe-t-il un vaccin pour se protéger de la nouvelle de grippe A/H1N1 ?
Pour l’instant, il n’existe pas de vaccin contre ce nouveau virus. La souche a été mise à disposition des industriels pour la fabrication du vaccin. Un délai de plusieurs mois va être nécessaire pour que le vaccin soit disponible.
note : le vaccin devrait être disponible à l'automne.
Le vaccin contre la grippe saisonnière est-il efficace contre le virus H1N1 ?
Selon les experts qui étudient ce nouveau virus, rien ne permet d’affirmer, pour le moment, que le vaccin saisonnier soit efficace contre lui.
Quelle est la différence entre un antiviral et un vaccin ?
Les antiviraux sont des médicaments employés pour la prévention (dans certains cas précis pour des personnes ayant eu un contact étroit avec un malade confirmé) et le traitement précoce de la grippe. Ils doivent être pris rapidement après le début de la maladie (moins de 48 heures) et peuvent atténuer les symptômes de la grippe, raccourcir la durée de la maladie et probablement prévenir les complications.
Les antiviraux réduisent la capacité de reproduction du virus, mais n’immunisent pas contre le virus. Deux antiviraux peuvent être utilisés indifféremment dans le traitement du virus H1N1, l’Oseltamivir (Tamiflu®) et le Zanamivir (Relenza®).
Un vaccin est un produit de santé qui provoque l’immunisation du patient en stimulant sa production d’anticorps contre le vaccin. Les vaccins sont le principal outil de prévention de la maladie causée par la grippe, comme d’autres infections. Ils stimulent la production d’anticorps dirigés contre certains des composants du virus de la grippe contenus dans le vaccin, provoquant ainsi l’immunisation du patient contre le virus.
Afin d’assurer une protection efficace, l’OMS a mis à disposition la souche du nouveau virus aux laboratoires de référence qui travaillent actuellement à la recherche d’un vaccin spécifique à cette forme de grippe. Un délai prévu de plusieurs mois sera nécessaire pour que le vaccin soit disponible.
Peut-on manger de la viande de porc et des produits dérivés du porc en toute sécurité ?
Oui. Il n’a pas été démontré que la grippe A(H1N1) puisse être transmissible à l’homme par l’ingestion de viande de porc ou d’autres produits dérivés du porc correctement manipulés et préparés. Le virus grippal porcin est tué par des températures de cuisson de 160°F/70°C, ce qui correspond aux instructions généralement données pour la préparation du porc et d’autres viandes.
Quels sont les différents types de masques qui permettent de se protéger ?
Il existe deux 2 types de masques :
•Le masque chirurgical est réservé aux personnes malades afin qu’elles évitent de contaminer d’autres personnes/leur entourage (lorsqu’elles toussent, éternuent...).
En effet, le virus se transmet par dissémination dans l’air. Le risque de contamination existe à partir d’une proximité, en face à face, de moins d’un mètre d’une personne malade.
•Le masque de protection respiratoire (masque FFP2) est réservé aux professionnels dont le rôle en situation de pandémie serait capital et qui seraient amenés à être en contact régulier et rapproché avec des malades (professionnels de santé, services de secours...). C’est un appareil de protection respiratoire jetable qui protège celui qui le porte contre l’inhalation d’agents infectieux transmissibles par voie aérienne.
Faut-il se procurer un masque ?
Compte tenu de la situation actuelle, il n’est pas nécessaire de se procurer un masque. Toute nouvelle mesure sera rendue publique par les autorités sanitaires.
Quelles sont les différences entre un cas considéré comme possible, probable ou confirméde nouvelle grippe A/H1N1 ?
La définition de cas est actualisée sur le site de l’Institut de veille sanitaire.
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